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MIGRATION HIVERNALE

MONGOLIE

L'élevage pastoral en Asie centrale est encore pratiqué par des millions de personnes appartenant à une grande diversité de groupes ethniques, mais on observe un net déclin de ce mode de vie ancestral. Ce phénomène, loin d'être nouveau, est lié à l'industrialisation de la région, aux phases successives d'urbanisation et à l'accès croissant des jeunes générations à l'éducation.

Entre le désir de se sédentariser et l'attachement aux valeurs familiales, les Kazakhs de Mongolie vivent des bouleversements profonds. À cela s'ajoute une difficulté récente et évolutive sur laquelle ils n'ont aucune prise : le changement climatique.

 

Les pluies irrégulières, la sécheresse et un hiver toujours plus court contraignent les familles à s'adapter toujours plus rapidement. Nombre d'entre elles cessent leur activité, aspirant à une vie plus paisible. Parmi les jeunes, souvent envoyés en ville pour leurs études, beaucoup abandonnent définitivement leur passé nomade. Mais certains souhaitent perpétuer les traditions de leurs ancêtres. C'est le cas de Yipoi, qui rejoint pour la première fois son père et son oncle dans leur longue et éprouvante migration hivernale.

 

En Occident, si le nomadisme a longtemps été auréolé d'un romantisme souvent déplacé, il soulève aujourd'hui des questions face aux défis environnementaux croissants. Un mode de vie en harmonie avec la nature, à faible empreinte carbone et quasi autosuffisant, fait rêver, tandis que le monde dit « développé » ne cesse de rechercher des modes de vie alternatifs. Alors que les leçons viennent trop souvent du Nord, ce projet vise à ramener les savoirs des régions périphériques, issus de communautés elles aussi en constante évolution, mais adaptées différemment aux enjeux actuels.

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